À propos
Avertissement : dans les paragraphes qui suivent, j'aurai énormément recours à la première personne du singulier. Non, je ne suis pas un petit être vain qui aime se regarder le nombril. S'il y a une chose que j'exècre plus que tout autre, c'est de parler de ma personne. Mais cette page est une présentation, alors voilà, j'y suis un peu contraint.
Bien que je ne raffole pas de ce terme, je suppose que vous pourriez me 'cataloguer' parmi les portraitistes et artistes figuratifs. Je ne cherche ni l'abstraction totale (que je trouve un poil facile), ni la précision photographique (à quoi bon). Un mot résumerait ma conception de l'art : interprétation. Que ce soit en termes de couleurs, d'atmosphères ou d'humeurs. Qu'il y ait un 'message' n'est pas une obligation.
J'ai débuté en tant que peintre amateur dans les années 2010, exposant à deux reprises au Grand Palais à Paris, en me promettant d'en faire un métier le jour où mes enfants deviendraient suffisamment autonomes. Ce jour-là est arrivé. Nous sommes à l'été 2025 et j'ai 50 ans. Oui, 50. Je suis un vieux con.
Certains tenteront de nuancer mon propos en soutenant que l'on peut rester éternellement jeune dans sa tête. Ce n'est pas mon cas. J'ai toujours eu la mentalité d'un vioque, même quand j'étais enfant.
Je ne m'intègre pas. Je ne me suis jamais intégré. Je ne m'intégrerai jamais. Ce qui est une tare pour un être dit 'social' s'avère un atout pour un artiste.
Outre la peinture, j'aime les livres, les films, les jardins, les vieux pubs (pour peu qu'ils soient indépendants), toutes formes de boissons alcoolisées, les intérieurs classiques et cosy (boiseries, lumières tamisées, etc...). J'aime la nature et je souffre de misanthropie ('un poil' serait une litote).
Devenir un artiste à plein temps est un sacré défi, à la fois exaltant et angoissant. Si vous me demandiez ce que je cherche, je vous répondrais que je vise l'émotion, la complicité et, au risque de paraître un peu prétentieux, une forme d'élévation.
Je ne vendrai jamais, jamais, une toile dont je ne sois pas un tant soit peu satisfait. Croyez moi, il n'y a pas pire critique que moi-même envers mon travail. Vous remarquerez que j'utilise le terme 'travail'. Parce que c'est un travail. Il n'y a pas de bluff dans mon art. Je n'appartiens pas à ces promotions d'artistes qui s'évertuent à cacher la vacuité de leurs œuvres derrière un prix élevé et des mots grandiloquents. Je ne surfe pas sur la tendance. Je reste honnête avec autrui autant qu'avec moi-même. Et si l'acheteur a des goûts de chiotte, tant pis pour lui.
Je chéris ma liberté... et mon intégrité.
Ma devise ? KBO !
Donald Sheridan
France
2025


